Caractérisation de la variabilité fonctionnelle d’une prairie permanente en réponse à deux facteurs environnementaux : la disponibilité des nutriments et la consommation de la végétation par le bétail.
Contenu
- Collège
- UPPA-STEE
- Diplôme
- Licence professionnelle
- Mention du diplôme
- Espaces Naturels (LPEN)
- Intitulé du parcours
- Caractérisation de la variabilité fonctionnelle d’une prairie permanente en réponse à deux facteurs environnementaux : la disponibilité des nutriments et la consommation de la végétation par le bétail.
- Description
-
Les communautés écologiques et particulièrement leurs réponses face aux
changements environnementaux sont de plus en plus étudiées, y compris dans les
agroécosystèmes prairiaux. Les moyennes de traits fonctionnels agrégées ainsi que
la variabilité de ces valeurs de traits, calculées sur les espèces dominantes des
communautés, sont des métriques permettant de caractériser ces communautés.
Leur variation au long de gradient environnemental peut être initiée par deux
mécanismes : la variabilité intraspécifique et le turn-over d’espèces. Pour les traits
quantitatifs, la moyenne des valeurs de traits et leur variabilité pour chaque espèce
sont calculées à l’échelle de la communauté selon deux méthodes différentes. La
première consiste à prendre pour valeur de trait de chaque espèce, la valeur
moyenne observée sur le gradient environnemental, et calculer la moyenne pour
chaque trait pondérée par la fréquence spécifique des espèces de la parcelle, il s’agit
de la moyenne fixe. Elle représente uniquement le turn-over d’espèce. La deuxième
consiste à utiliser la valeur de traits de chaque espèce dans la communauté étudiée,
il s’agit de la moyenne spécifique. Elle représente la variabilité totale de la
communauté, c’est-à-dire la variabilité intraspécifique, le turn-over d’espèce et leur
covariation. Le calcul de ces deux moyennes pour chaque communauté permet de
déduire, suite à un test d’ANOVA, la part de chaque source de variabilité dans la
variabilité totale. Les tests permettent aussi de savoir si le changement de conditions
environnementales est la cause de la variabilité observable. Cette méthode est ici
utilisée dans un dispositif expérimental de longue durée, au sein duquel a été mis en
place, sur prairie permanente, un gradient de disponibilité des nutriments (gradient
de fertilisation) et de consommation de la végétation (gradient de perturbation),
par le biais de différents modes de gestion. Les traits fonctionnels observés sont :
la surface spécifique foliaire (SLA), la teneur en matière sèche du limbe (LDMC), la
hauteur au stade de reproduction et la hauteur végétative. Il a été observé, au long
du gradient de fertilisation que plus la disponibilité en nutriments du milieu est
importante, plus les hauteurs sont élevées et plus les feuilles présentent des tissus
fragiles mais avec une capacité photosynthétique élevée. De plus la variabilité des
traits est principalement due à une variabilité intraspécifique. Au long du gradient de
perturbation, plus le milieu est consommé, moins les hauteurs sont importantes, et
les traits foliaires ne sont que peu modifiés. La variabilité observable le long de ce
gradient est due à un turn-over d’espèces. Suivant la nature des modifications
environnementales, le partitionnement de la variabilité qui est observée n’est pas le
même. Il est donc important pour avoir une bonne estimation de la diversité des
communautés observées, de prendre en compte à la fois la part de l’intraspécifique
et du turn-over d’espèce. - Discipline principale
- Sciences de la vie
- Créateur
- Bridot, Lucie
- Sujet
- Diversité fonctionnelle (prairies)
- Milieux prairiaux
- Traits fonctionnels -- Ecosystèmes
- Prairies permanentes
- Fertilisation
- Paturâge
- Gradient de fertilisation
- Agro-écosystème prairial
- Bovins
- Date
- 2017
- Contributeur
- Pottier, Julien
- Format
- application/pdf
- Langue
- fre
- Niveau d’éducation du public
- Licence 3
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