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La dispersion postnatale et dispersion de reproduction chez la perdrix bartavelle (Alectoris graeca) dans les Hautes-Alpes La perdrix bartavelle (Alectoris graeca) est une espèce d’intérêts patrimonial et cynégétique, emblématique des milieux ouverts et rocheux des Alpes. Il s’agit donc d’une espèce chassable et ses populations restent fragiles comme pour l’ensemble des galliformes de montagne. Les connaissances sur cette espèce ont été longtemps limitées, et les demandes des divers acteurs concernés par le maintien des populations ont conduit à lancer une étude ciblée. Ainsi depuis 2011 le Centre National d’Etude et de Recherche Appliquée (CNERA – ONCFS) « Faune de Montagne » pilote un projet de recherche dans les Hautes-Alpes (massif du Dévoluy) en partenariat avec la Fédération Départementale des Chasseurs et subventionné en grande partie par la région PACA et l’Europe. Les principaux objectifs sont d’étudier les paramètres démographiques, la mortalité et le comportement spatial. Ce dernier et plus particulièrement la dispersion postnatale et celle de reproduction font l’objet de ce rapport. Les captures d’oiseaux, plus nombreuses depuis ces 2 dernières années grâce à l’emploi de cages à pie, sont indispensables pour la pose des émetteurs VHF.
L’étude repose donc sur la technique du radiopistage, qui permet notamment de suivre les
déplacements. Cette méthode qui exige du temps et un travail permanent permet d’obtenir
des informations fiables et précises sur la vie de chaque individu. La mortalité importante
chez la bartavelle rend assez rare le suivi d’un même oiseau sur une longue période. Aussi
les données sont précieuses et les échantillons de faibles tailles (rendant encore délicat
l’analyse des résultats). Malgré cela une connaissance descriptive de l'utilisation de
l'espace, jusqu’ici insuffisamment documentée chez la bartavelle, a été possible.
De nouvelles connaissances ont été acquises : un comportement de fidélité au site de
reproduction, des dispersions pouvant être très importantes et des déplacements rythmés
par les saisons. De nouvelles questions apparaissent (par exemple sur les barrières à la
dispersion ou les conséquences de celle-ci sur la démographie) et encourage à poursuivre
cette étude.
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Suivi de la flore des prairies permanentes des marais désséchés de Saint Laurent-de-la-Prée. Effets de la tempête Xynthia et des pratiques agricoles Dans un mode de vie durable, l'agriculture du futur de doit autant d’être une source d’alimentation que créatrice de biodiversité. Ce sont ces objectifs qui sont étudiés au sein de l’Unité Expérimentale de l’INRA de Saint Laurent-de-la-Prée. Dans ce cadre et parmi d’autres protocoles, le suivi de la flore des prairies permanentes est effectué sur les parcelles de l’UE depuis 2009. Cette date de début présente une source d’informations cruciales lorsque la tempête Xynthia vient s’abattre sur les côtes de Charente Maritime le 28 février 2010. Un suivi de la flore des prairies permanentes sur plusieurs années permet d’évaluer leur capacité de résilience suite à cet événement climatique extrême. Toutes les parcelles de l’étude n’ont pas été impactées avec la même intensité par la tempête, certaines ont subi deux submersions, d’autres une seule et une parcelle n’a pas été touchée. Ceci permet de faire d’intéressantes comparaisons. Les données récoltées en 2016 viennent étayer les observations faites les années précédentes, plus les années passent et plus les parcelles se rapprochent de leur état pré-Xynthia. Le nombre de submersions joue un rôle essentiel dans la rapidité de cette résilience, tout comme les facteurs écologiques propres à chaque parcelle. Des phénomènes comme Xynthia ne sont, pour l’instant, pas courants sous nos latitudes mais leur étude apporte des informations qui pourraient s’avérer importantes dans un futur où le climat parait incertain. Toujours avec pour objectifs de répondre à un contexte actuel et de préparer un futur proche, l’étude des conséquences des pratiques agricoles sur les prairies permanentes de l’UE fait partie des priorités. Ainsi, un lien tente d’être établi entre biodiversité floristique et pression de pâturage par des bovins. Cependant, les taux de chargements pratiqués sur l’UE ne semblent pas assez intensifs pour mettre en avant un impact négatif sur la flore.
L’ effet ‘’milieu’’ est dominant et conditionne la composition et la richesse taxonomiques des parcelles. Un lien est noté et vient confirmer d’autres études sur l’impact de la fertilisation pour la richesse spécifique des parcelles. Plus l’utilisation d’intrants est faible voire nulle, plus la
biodiversité est favorisée.
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Etude d’impact d’une infrastructure linéaire sur les milieux aquatiques
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Etude de la répartition de la Cistude d'Europe sur le site Natura 2000 des Barthes de l'Adour. Parmi le patrimoine remarquable des Barthes de l'Adour, site classé Natura 2000, se trouve la Cistude d'Europe. Sa régression au niveau national a conduit à la classer en espèce "d'intérêt communautaire". La connaissance de l'état de ses populations sur le site est donc nécessaire à la conservation globale de l'espèce. Pour cela, la présente étude, est le premier inventaire de Cistude à l'échelle du site Natura 2000. Des prospections ont donc été réalisées permettant d'aboutir à la connaissance de la répartition de la Cistude : ses populations, bien que présentent sur l'ensemble du site, sont fragmentées avec d'importants noyaux disséminés le long de l'Adour. Mais la Cistude n'est pas la seule à avoir été décelée, la Tortue de Floride est également présente. Espèce exotique, son évolution sera à surveiller pour éviter toute nuisance sur la Cistude d'Europe, et des mesures de gestion de ses populations seraient à prendre en compte : notamment la sensibilisation du public, mais aussi le tir sélectif ou le piégeage pour certaines populations trop importantes. Par la suite, les sites de présence ont fait l'objet d'analyses statistiques afin de déterminer les habitats préférentiels. La présence de supports de chauffe, ainsi que d'herbiers aquatiques sont ressortis comme liés à la présence de Cistude. La répartition de l'espèce et ses préférences écologiques, permettent ainsi d'en déduire les mesures de gestion sur les différents milieux de façon à conserver les multiples habitats nécessaire à la totalité du cycle de vie de la Cistude (les mares forestières pour l'hivernation, les plans d'eaux à herbiers aquatiques pour sa période d'activité, avec support de chauffe, mais aussi les pelouses à végétation rases, et terrains sableux pour la ponte). De plus, afin de connaître l'évolution de l'espèce, cette étude sera reconduite dans 6 ans. Pour cela, une méthode d'occurrence a été appliquée. Elle permet d'obtenir une estimation de la probabilité d'occupation du site, et de la probabilité de détection de l'espèce, déterminant ainsi l'effort de terrain nécessaire lors de la reconduite de l'étude. Les tests de puissance effectués suite aux probabilités obtenues, permettent de conclure que le prochain inventaire de la Cistude sera dans l'idéal à réaliser sur 105 sites, avec deux passages sur chaque site : protocole alors adapté selon les résultats recherchés.
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Analyse des tableaux de chasse et réflexions sur la dynamique de la population de sangliers dans les Pyrénées-Atlantiques. Les effectifs de sangliers sont en augmentation sur le territoire français et dans de nombreux autres pays. Parmi les impacts négatifs suite à cette croissance, les dégâts aux cultures sont les plus discutés. Or la prédation, la mortalité naturelle et la mortalité routière n’ont qu’une influence mineure sur la dynamique de population du sanglier (Keuling et al., 2013).
Aujourd’hui, seule la chasse peut avoir un impact significatif sur les populations. Mais celle-ci se veut toujours aussi conservatrice et sélective que les siècles passés.
L’idéal serait d’arriver à une gestion durable efficace qui évite tout emballement de la
démographie et à un équilibre agro-sylvo-cygénétique. Afin d’y parvenir, il est nécessaire de connaître la biologie de cette espèce en constante évolution, la situation sur la zone de gestion et de mettre en place des outils de suivis efficaces.
A partir des données disponibles en Pyrénées, il a été réalisé une analyse de la répartition spatiale et temporelle (à l’échelle de la saison de chasse) des tableaux de prélèvements. Il est montré que la gestion de cette espèce doit être adaptée au territoire.
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Elaboration du Plan de Gestion 2016-2020 de la Saligue aux Oiseaux. Depuis plusieurs années, certains espaces naturels, de par leur superficie ou leur valeur patrimoniale, font l’objet de l’élaboration d’un plan de gestion. Dans le cas présent, la mise en place d’un plan de gestion d’une zone humide traduit l’investissement de la Fédération Départementale des Chasseurs des Pyrénées Atlantiques dans la protection, la conservation et la valorisation des habitats naturels et la sensibilisation du grand public à l’éducation à la nature.
L’objectif de ce stage est la mise en place du premier plan de gestion de la Saligue aux Oiseaux en se basant sur les données déjà acquises et sur une série d’inventaires qui sera réalisée pendant toute la période du stage.
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Etude du potentiel alimentaire disponible pour les limicoles en halte migratoire sur la Réserve Naturelle du Marais d’Orx Pour la première fois au Marais d’Orx, l’étude de la macrofaune benthique, nourriture principale des limicoles, a été réalisée. Cette étude a pour objectif de déterminer quelle vasière du Marais Barrage est la plus favorable à l’alimentation de ces oiseaux. La quantité et la diversité des individus ont fait l’objectif d’une comparaison entre les vasières. De plus, des paramètres ont été pris en compte et ont été testés statistiquement, tels que la profondeur de vase, la profondeur de l’eau et l’exposition au vent des vasières. 814 individus, répartis selon 6 classes ont été identifiés au sein des quatre vasières échantillonnées. Parmi les 6 classes, 14 taxons ont été comptés. Les oligochètes représentent la classe dominante (536 individus), suivie de la classe des diptères (235 individus). En effet, les deux classes réunies représentent 98.4% de l’effectif total et sont présentes dans les quatre stations. A l’inverse, les 4 classes restantes (gastéropodes, achètes, odonates, insectes) sont peu représentés puisqu’elles représentent 1.6% uniquement de l’effectif total des classes.
Des différences de nourriture ont ainsi été observées entre les vasières. Une des vasières a pu se démarquer des autres de par la quantité et la diversité de ces taxons.
L’explication de cette répartition des taxons est à approfondir car certaines hypothèses n’ont pas pu être justifiées statistiquement. Néanmoins, grâce à cette étude, les gestionnaires ont un premier aperçu de la nourriture disponible pour les limicoles.
Les études futures vont permettre d’affiner ces connaissances et contribueront donc à une gestion plus fine de ces milieux d’importance majeure pour la conservation des limicoles.
Dans un contexte de disparition des zones humides et de changements climatiques, la connaissance et la préservation de ces habitats est une priorité internationale.
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Espèces végétales exotiques envahissantes aquatiques et rivulaires sur le bassin versant de la ria d’Etel : les moyens de gestion pour éviter la dissémination. La présence d’espèces végétales exotiques envahissantes aquatiques et rivulaires est
avérée sur le bassin versant de la ria d’Etel. Dans le cadre du Contrat territorial volet milieux aquatiques, la gestion de ce type d’espèces est un des objectifs majeurs. Ces végétaux causent des impacts sur la biodiversité, les activités socio-économiques voire la santé publique. Les enjeux sont aussi d’ordre réglementaire pour œuvrer dans le sens de la non-prolifération sur le territoire, puisqu’à l’heure actuelle une seule espèce est interdite à la commercialisation et l’introduction enFrance.
L’étude qui suit tend à mettre en avant, les résultats d’un inventaire et d’une stratégie
d’échantillonnage, adaptés aux espèces et type de milieux listés au préalable. Parmi les Jussies, Myriophylle du Brésil, Elodée de Nuttall, Renouées asiatiques et Berce du Caucase, 133 foyers ont été recensés. Ce qui représente 51 plans d’eau et 48,34 km de tronçon hydrographiques prospectés.
Le plan d’action correspond à la priorisation des foyers par l’exploitation des données
collectées. La mise en place de moyens de communication (guide de détermination, réunions d’information, courriers aux particuliers) pour informer les élus, les services techniques, les associations de protection de l’environnement et du cadre de vie, ainsi que les particuliers sont explicités. Les préconisations de gestion sont analysées en fonction des espèces répertoriées, du calendrier et des moyens alloués à la gestion de celles-ci. Les retours d’expérience et donc le dialogue avec les autres gestionnaires ont permis la mise en place de chaque étape de cette étude.
Espèces végétales exotiques envahissantes (EVEE)
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Etude comparative des méthodes d’échantillonnage de la macrofaune benthique au filet Troubleau et au filet Surber sur le réseau hydrographique de Guyane française. La Guyane française faisant partie intégrante de l’Europe, elle est soumise aux mêmes
directives. Dans le cadre de la DCE, l’Office de l’Eau de Guyane initie l’homogénéisation des
techniques de prélèvement avec la France métropolitaine par la mise en place de l’utilisation du filet Surber. Les prélèvements de la macrofaune benthique étant jusqu’à maintenant effectués au filet Troubleau en Guyane, la présente étude a pour but mettre en lumière les différences possibles entre les échantillonnages au Surber et au Troubleau.
Les 480 échantillons triés puis utilisés pour l’étude sont issues de 20 stations des campagnes DCE 2015 et 2014. Les abondances totales par filet et par substrats, proportion d’invertébrés par ordres et par substrats, différents indices (richesses taxonomique et génériques, indices de Shannon et d’équitabilité) et deux traites bioécologiques (mode de déplacement et mode d’alimentation) sont comparés. Pour les comparaisons, toujours deux à deux, les tests de Student et de Wilcoxon sont utilisés.
Il est démontré que les prélèvements au Troubleau et au Surber ne montrent de différences significatives qu’au niveau des abondances totales par filet et par substrats, des richesses taxonomiques et génériques, de l’indice de Shannon des communautés d’Ephéméroptères et au niveau du temps de tri.
Cette étude permet d’identifier les différences significatives qui existent entre les deux
méthodes dans le but d’atténuer les biais lors de la transition vers le filet Surber.
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Comment aménager les parcelles des entreprises de la Zone d’Activités du Chevalement afin de favoriser la faune et la flore ? En 2015, le groupe AUDDICE et l’Association Syndicale Libre des Usagers du Parc du Chevalement ont reçu un prix pour leur demande d’engagement volontaire dans le projet de la Stratégie Nationale pour la Biodiversité. Un dossier avait préalablement été déposé au Ministère de l’Environnement dans lequel certains objectifs avaient choisis pour être mis en application sur le site de la ZAC du Chevalement. Un plan de gestion a tout d’abord été réalisé sur la parcelle du groupe AUDDICE afin de présenter les actions qui peuvent être menées pour accueillir la faune et la flore. Le bureau d’études AIRELE a pour mission de mobiliser les entreprises de la zone d’activités et de leur proposer de s’engager dans la démarche SNB par le biais d’un questionnaire. Un article et une lettre d’information ont été crée pour développer des outils de communication entre les entreprises de la ZAC du Chevalement pour permettre de réaliser facilement des actions communes. Une réunion de présentation s’est ensuite tenue dans le cadre d’une rencontre entre les entreprises appartenant à l’Association Syndicale Libre des Usagers du Parc du Chevalement. Cela permet aux écologues d’accéder aux différentes parcelles des entreprises volontaires pour connaître les espèces avifaunistiques, entomologique, mammologiques et botaniques présentes. A la suite de ces études, un Plan d’Aménagement Eco-paysager (PAE) est réalisé pour présenter le projet, la parcelle, et donner différentes actions et aménagements à mettre en place pour favoriser la biodiversité. Puis une réunion aura lieu afin de déterminer les actions que l’entreprise souhaite mettre en place en fonction de ses capacités et de ses moyens. Une réunion annuelle aura également lieu afin de faire un bilan sur les aménagements et les résultats des suivis faunistique et floristique. Le but étant de promouvoir cette action auprès des autres zones d’activités de la région et sur le territoire national par le biais de des différentes agences du groupe AUDDICE. Le projet sera développé durant les deux années à venir avec la mise en place des aménagements et la réalisation des PAE pour les entreprises ayant répondu plus tardivement au questionnaire.
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Évaluation du programme de préservation des pelouses sèches calcaires des Monts de Gy Département de la Haute-Saône (70). Les pelouses sèches calcaires sont des milieux naturels remarquables menacés par la déprise agricole ainsi que par l'intensification des pratiques agricoles. Au vu de ces menaces, le conservatoire d'espaces naturels de Franche-Comté a mis en place en 2009 un programme quinquennal de préservation des pelouses sèches calcaires des Monts de Gy. Sept des 27 pelouses du réseau ont été restaurées grâce à du débroussaillage et à la pose de clôture permettant la mise en place d'une gestion par pâturage. Arrivé au terme de sa mise en œuvre, une évaluation de l'exécution, de la coordination ainsi que des résultats de ce programme est nécessaire. La présente étude est donc vouée à évaluer le programme dans son ensemble. Il ressort de cette évaluation que, si quelques bémols sont à soulever du point de vue de la maîtrise d’œuvre globale, ce programme a atteint les objectifs escomptés avec une augmentation de la surface globale de pelouse sur le réseau, une amélioration de l'état de conservation des pelouses sur lesquelles des travaux ont eu lieu ainsi que le maintien de la diversité faunistique des pelouses.
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Elaboration d’une méthode de priorisation des Zones Humides de l’Ariège pour une meilleure adaptation des modes de gestion et de protection. Depuis, le constat alarmant dans les années 90 de la disparition de la moitié des zones humides en France 1 , les initiatives et les textes de loi se sont multipliés pour valoriser ces milieux. En Ariège l'inventaire des zones humides a été réalisé conjointement par le Parc Naturel régional des Pyrénées Ariégeoises et par l'Association des naturalistes de l'Ariège. Il s'est achevé en 2014 mais continue d'être mis à jour par des compléments d'inventaire afin de le rendre le plus exhaustif possible. En tant que Cellule d'assistance technique des zone humides de l'Ariège, l'ANA souhaitait mettre en place un outil d’aide à la décision en matière de gestion et conservation des zones humides notamment au travers d'une hiérarchisation des zones humides inventoriées et l'élaboration d'une stratégie d'action.
L'objectif de ce stage a donc été d'élaborer une méthode permettant de hiérarchiser les zones humides et de proposer un outil d'aide à la décision en matière de gestion et de protection des zones humides.
La méthode mise en place s'articule en différentes phases. Dans un premier temps, les zones humides ont été évaluées en fonctions de différents critères prenant en compte leur potentiel fonctionnel et leur intérêt écologique. Puis, un diagnostic des enjeux territoriaux a été réalisé afin de pouvoir les intégrer à la hiérarchisation des zones humides. Cette analyse a permis de faire ressortir des "zones humides d'un grand intérêt" qui ont été priorisées en termes d'action en fonctions des pressions et des menaces s'exerçant sur le territoire. En dernier lieu, grâce au diagnostic hydrologique réalisé lors de l'inventaire, il a été possible d'identifier les besoins en terme de restauration ou d'opération de gestions de ces zones humides prioritaires. Enfin, l'intégration de ces données à travers un système d'information géographique permet de bénéficier d'un outil d'aide à la priorisation des zones humides pouvant répondre à des objectifs de gestions précis.
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Etude de l’impact d’une infrastructure linéaire sur la qualité des cours d’eau Les constructions d’infrastructures linéaires (autoroutes, voies de chemin de fer…)
sont la conséquence de dégâts écologiques considérables sur les divers biotopes
qu’elles traversent. C’est pourquoi des mesures sont prises au niveau national afin
d’accompagner chaque étape de la construction de ces infrastructures pour éviter,
réduire puis compenser les différents impacts.
En ce qui concerne les milieux aquatiques, la Directive Cadre sur l’Eau impose à
chaque pays Européen de mettre en œuvre de nombreuses mesures afin d’arriver à
un objectif commun : l’atteinte du bon état écologique de toutes les masses d’eau. Cet
objectif demande alors un suivi continu de la qualité écologique des masses d’eau.
C’est précisément dans ce contexte qu’ont été définies au niveau national, des
méthodes de diagnostic de la qualité des eaux en se basant sur des paramètres
physico-chimiques, hydro-morphologiques et bio-indicateurs et ceux sont ces
différents outils qui ont été utilisés afin de déterminer l’impact d’une infrastructure
linéaire sur des cours d’eau.
L’étude a pu montrer que l’impact principal était dû à l’altération des structures
hydromorphologiques impliquant une dégradation des habitats.
Par conséquence il a pu être constaté un phénomène de glissement typologique sur les populations piscicoles et de macro-invertébrés. Les analyses physico-chimiques et biologiques indiquent une bonne qualité de l’eau et des sédiments, leur qualité n’est donc pas altérée par la construction de l’infrastructure linéaire.
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Optimisation d’une méthode de suivi de la Caille des blés, Coturnix coturnix, dans les Landes. [La Fédération Départementale des Chasseurs des Landes (FDC 40) se situe au centre du département, sur la commune de Pontonx-sur-l’Adour, entre les villes de Dax et Mont-de-Marsan. La FDC 40 gère 329 Associations Communales de Chasse Agréées (ACCA) sur une superficie d’environ 632 300 hectares. Elle s’occupe de la valorisation et de la préservation du patrimoine landais, gère les actions de chasse et met en place des plans de gestion pour le bien être de la faune et de la flore de notre territoire.
Parmi toutes les missions qu’effectuent les techniciens, depuis l’an dernier, une étude sur le suivi de la Caille des blés a été créée. Ce petit gallinacé est une espèce bio-indicatrice de la bonne qualité des milieux agricoles. Le but premier était de récolter de multiple informations sur l’espèce, de comprendre sa dynamique dans nos écosystèmes, d’évaluer l’effectif de cette population ainsi que de visualiser sa répartition dans le département. Après avoir effectué cette première année d’étude, qui a pu être une année test, les techniciens ont relevé un certain nombre de problèmes concernant le stationnement de l’espèce dans les Landes. En effet, les pratiques agricoles d’aujourd’hui, les habitats n’ayant pas un fort potentiel d’accueil et le manque d’intérêt pour l’espèce sont les principaux facteurs négatifs. Lors de cette première année, les techniciens ont mis au point un protocole appelé « circuit-Caille ». Les données récoltées par ce protocole ont permis de réaliser une analyse statistique, et donc d’avoir une première idée sur la dynamique de la population. Pour avoir des résultats plus significatifs, il serait judicieux de réaliser cette étude sur plusieurs années afin de comparer l’évolution. Pour cette nouvelle année de suivi de la Caille des blés et dans un objectif d’améliorer l’étude, on pourrait se poser la problématique suivante : Comment optimiser la méthode de suivi de la Caille des blés dans les Landes ?]
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Gestion et protection des arbres têtards du bocage du Véron. Le Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine, animateur du site Natura 2000 des Basses vallées de la Vienne et de l’Indre, se questionne depuis de nombreuses années sur la gestion et la préservation du bocage du Véron. Ce site, situé à la confluence Loire-Vienne en Indre et Loire, est caractérisé par une forte présence de frênes têtards bordant des prairies humides. Cependant, l’abandon progressif de la taille têtard menace de disparition ces arbres à l’allure torturée, dont la valeur biologique et paysagère est importante. Afin de réglementer l’abattage des trognes, un site classé est en cours d’application, mais ceci n’assure pas une gestion durable de cette pratique ancestrale. Ainsi, afin d’obtenir un état zéro et de connaître la valeur économique de ce bocage en vue de valoriser le houppier en bois-bûche, le PNR LAT réalise un inventaire des arbres têtards.
Le présent rapport expose le protocole ayant permis de recenser et estimer le volume de bois mobilisable en bois-bûche de 3948 arbres têtards au sein du bocage du Véron. Il traite également de la récente problématique de la chalarose, champignon attaquant les jeunes pousses de frênes. Enfin, ce rapport expose les différentes perspectives proposées durant ce stage et relatives à la gestion des arbres têtards dans le Véron.
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Caractérisation de la variabilité fonctionnelle d’une prairie permanente en réponse à deux facteurs environnementaux : la disponibilité des nutriments et la consommation de la végétation par le bétail. Les communautés écologiques et particulièrement leurs réponses face aux
changements environnementaux sont de plus en plus étudiées, y compris dans les
agroécosystèmes prairiaux. Les moyennes de traits fonctionnels agrégées ainsi que
la variabilité de ces valeurs de traits, calculées sur les espèces dominantes des
communautés, sont des métriques permettant de caractériser ces communautés.
Leur variation au long de gradient environnemental peut être initiée par deux
mécanismes : la variabilité intraspécifique et le turn-over d’espèces. Pour les traits
quantitatifs, la moyenne des valeurs de traits et leur variabilité pour chaque espèce
sont calculées à l’échelle de la communauté selon deux méthodes différentes. La
première consiste à prendre pour valeur de trait de chaque espèce, la valeur
moyenne observée sur le gradient environnemental, et calculer la moyenne pour
chaque trait pondérée par la fréquence spécifique des espèces de la parcelle, il s’agit
de la moyenne fixe. Elle représente uniquement le turn-over d’espèce. La deuxième
consiste à utiliser la valeur de traits de chaque espèce dans la communauté étudiée,
il s’agit de la moyenne spécifique. Elle représente la variabilité totale de la
communauté, c’est-à-dire la variabilité intraspécifique, le turn-over d’espèce et leur
covariation. Le calcul de ces deux moyennes pour chaque communauté permet de
déduire, suite à un test d’ANOVA, la part de chaque source de variabilité dans la
variabilité totale. Les tests permettent aussi de savoir si le changement de conditions
environnementales est la cause de la variabilité observable. Cette méthode est ici
utilisée dans un dispositif expérimental de longue durée, au sein duquel a été mis en
place, sur prairie permanente, un gradient de disponibilité des nutriments (gradient
de fertilisation) et de consommation de la végétation (gradient de perturbation),
par le biais de différents modes de gestion. Les traits fonctionnels observés sont :
la surface spécifique foliaire (SLA), la teneur en matière sèche du limbe (LDMC), la
hauteur au stade de reproduction et la hauteur végétative. Il a été observé, au long
du gradient de fertilisation que plus la disponibilité en nutriments du milieu est
importante, plus les hauteurs sont élevées et plus les feuilles présentent des tissus
fragiles mais avec une capacité photosynthétique élevée. De plus la variabilité des
traits est principalement due à une variabilité intraspécifique. Au long du gradient de
perturbation, plus le milieu est consommé, moins les hauteurs sont importantes, et
les traits foliaires ne sont que peu modifiés. La variabilité observable le long de ce
gradient est due à un turn-over d’espèces. Suivant la nature des modifications
environnementales, le partitionnement de la variabilité qui est observée n’est pas le
même. Il est donc important pour avoir une bonne estimation de la diversité des
communautés observées, de prendre en compte à la fois la part de l’intraspécifique
et du turn-over d’espèce.
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Utilisation des modèles de mélange pour expliquer la cinétique d’abondance de la population de Mouflons méditerranéen sur le massif du Caroux-Espinouse de 1990 à 2016 La Réserve Nationale de Chasse et de Faune Sauvage du Caroux-Espinouse est sur un massif de moyenne montagne situé dans le département de l’Hérault. C’est une zone d’étude privilégiée sur le Mouflon méditerranéen depuis son introduction en 1956.
Différentes méthodes sont utilisées sur la réserve afin d’améliorer les connaissances sur la biologie et l’écologie de l’espèce. Parmi ces suivis, on retrouve le comptage par Indice Pédestre d’Abondance (IPA), mené depuis 1989 sur le territoire. Cet indice permet de suivre l’évolution de l’abondance de la population de mouflons. Cependant, cette méthode se base sur l’hypothèse d’une détection constante des animaux, ce qui
est rarement le cas suite à différents facteurs. Récemment, de nouveaux modèles ont été développés pour permettre d’estimer cette probabilité. Cette analyse se porte sur différents modèles de mixture afin d’estimer la probabilité de détection des mouflons de façon à corriger les différents indices d’abondances menés pour estimer l’effectif total de la population de mouflon du massif. Cela a permis de mettre en évidence que tous les modèles ne sont pas adaptés aux données IPA et donne une première estimation de la probabilité de détection des groupes de mouflons sur l’ensemble des comptages.
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Diagnostic écologique du ruisseau de l'Hien et de ses affluents.
Description, analyse et préconisations de gestion (Aval du bassin versant). Au sein du paysage, les cours d’eau et leurs rives sont des corridors biologiques importants. Outre cette fonctionnalité, ils constituent de véritables réservoirs de biodiversité et remplissent de nombreux services écosystémiques tels que l’épuration et le stockage de l’eau.
Au cours du temps, ces milieux ont subi de nombreuses modifications (rectification,
aménagements, etc.) altérant leurs fonctions. Par conséquent, le risque d’inondations a été accru et certaines continuités ont été rompues.
Du fait de l’importance de ces milieux et en parallèle du contrat de rivière portant sur
la Bourbre et ses principaux affluents, un diagnostic écologique de l’ensemble du
réseau hydrographique a été conduit. L’étude des affluents en rive gauche de la Bourbre portée par l’APIE (Association Porte de l’Isère Environnement), soutenue par l’Agence de l’Eau et le Conseil Départemental de l’Isère, a permis d’acquérir une connaissance fine du territoire et de pouvoir définir l’état écologique de ces cours d’eau.
Le ruisseau de l’Hien, affluent en rive gauche de la Bourbre, a été étudié en 2017.
L’utilisation de la méthode SMG (Système Modulaire Gradué), relative à
l’écoécomorphologie du cours d’eau, a permis de mettre en évidence que 57% du linéaire (partie aval) est classé en naturalité « Naturelle / Semi-naturelle ». Il présente également un patrimoine naturel riche tant par ses habitats rivulaires que par les espèces présentes sur son bassin versant.
Cependant, divers facteurs menacent l’équilibre de ce cours d’eau : dégradation de la
continuité écologique, prolifération importante des espèces invasives, pollutions de diverses origines et anthropisation des berges.
Face à ce constat, les différents enjeux ont été hiérarchisés et des pistes d’actions ont été proposées.
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Dynamique des populations de Perdrix rouges sur le bassin Méditerranéen : évaluation des ressources, comparaisons des taux de survie et de participation à la reproduction de Perdrix rouges "sauvages" et "issues de lâchers antérieurs". La Perdrix rouge (Alectoris rufa) est une espèce d’intérêt patrimonial et cynégétique, emblématique des agrosystèmes et des garrigues Méditerranéennes. Ce galliforme de plaine connait depuis quelques années de nombreuses difficultés à développer ses populations malgré des mesures de gestion de plus en plus exigeantes. Les faibles densités de Perdrix se traduisant par le déclin progressif des populations exposent les acteurs cynégétiques à de réelles menaces de disparités sur des territoires favorables de l’aire de répartition de l’espèce. Les demandes des acteurs du monde de la Chasse ont conduit l’Institut Méditerranéen du Patrimoine Cynégétique et Faunistique (IMPCF), structure de recherche, de développement et de gestion de la Faune Sauvage, à lancer une étude ciblée sur les problématiques liées à la survie, à la participation et au succès reproducteur de l’espèce en nature. Ainsi, depuis 2014, L’IMPCF pilote le projet de recherche « Perdrix rouge – Habitat – Prédation » cofinancé par la Fédération National des Chasseurs (FNC), 18 Fédérations Départementales des Chasseurs (FDC) et la Fédération Régional des Chasseurs (FRC) du PACA. L’objectif est de tester la capacité des oiseaux issus de différentes origines à la réussite systématique et au renforcement d’une progéniture autochtone capable de survivre et se reproduire en nature. En effet, le but final est de reconstituer,
maintenir et développer les effectifs de l’espèce en validant une méthode comportementale en phase expérimentale basée sur l’éducation, en captivité, des jeunes à la prédation en présence d’adultes de la même espèce appelé « tuteurs ». C’est ainsi que l’IMPCF expérimente des conditions d’élevage particulières afin de conserver l’acquisition naturelle des oiseaux (savoir nicher, couver, éduquer ses petits et se défendre contre les prédateurs dont l’Homme) et se rapprocher le plus possible du comportement adopté par l’espèce originelle et en tenant compte des impératifs économiques de la filière d’élevage.
Suite à un lâcher massif en été 2016, un échantillon de 46 Perdrix rouges a été capturé puis suivi de Mars à Août 2017 par radiolocalisation et observations directes sur une commune de 550 ha dans le Sud Est de la France.
Au cours des investigations, seuls 15 individus suivis ont survécu et seulement une compagnie suivie s’est implantée sur le territoire avec un taux de survie de 42% au dernier contact visuel depuis lanaissance des jeunes. Ces résultats laissent à penser qu’il est de nos jours très difficile de restaurer un nombre abondant d’individu comme il en était il y a quelques années. En revanche, la comparaison des survies en nature en fonction des origines démontre que les « éduqués » (méthode IMPCF) nés en captivité, et soumis à une éducation en présence de parents adoptifs dès leur plus jeune âge, commencent à se rapprocher fortement des populations naturelles. La suite du programme s’attachera à sélectionner parmi ces oiseaux ceux ayant conservé un comportement;reproducteur le plus naturel.
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Etude de la faune benthique du lac d'Hossegor (40) et de la réserve naturelle nationale des Prés-Salés d'Arès (33). Depuis 2008, dans le cadre du programme ERMMA, une étude annuelle portant sur
la faune benthique est mise en place au lac marin d’Hossegor. La dite étude est également conduite depuis 2011 au sein de la Réserve Naturelle Nationale des prés-salés d’Arès. Ces deux études ont pour objectif de déceler d’éventuelles perturbations écologiques à travers la répartition spatiale et la distribution du benthos. L’indice M-AMBI est également appliqué dans cette optique. Une certaine stabilité des peuplements benthiques au sein des deux sites à l’étude semble se dégager.
Concernant le lac d’Hossegor, la richesse spécifique et l’abondance moyenne des
transects et quadrats a aussi été́ calculé dans la continuité́ d’un suivi interannuel.
De plus, le traitement statistique via l’outil IndSpecies dégage des espèces indicatrices de certaines zones du lac (nord, centre, sud) en fonction de la méthode de prélèvement. Les résultats mettent en avant une probable répartition des taxa en fonction de la granulométrie du site. Egalement, l’habitat d’herbier à zostère, localisé au lac d’Hossegor a fait l’objet d’un suivi surfacique. Cette année, les peuplements avifaunistiques occupant le lac d’Hossegor au printemps ont été inventoriés pour une compréhension globale du site d’étude. Les oiseaux semblent utiliser le lac comme ressource trophique au sein des herbiers et comme zone de repos sur les bancs de sables.
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Influence du changement climatique sur la biodiversité. Cas de la grenouille des Pyrénées (Rana pyrenaica Serra-Cobo, 1993) : évolution diachronique de l’abondance de ses têtards La rapidité du changement climatique actuel est préoccupante vis-à-vis de la biodiversité.
Pour étudier la réponse de cette dernière face à ce changement, l’association Cistude Nature a lancé le programme Sentinelles du Climat (2016-2021). Elle a sélectionné des espèces particulièrement sensibles au changement climatique ; parmi elles, la grenouille des Pyrénées (Rana pyrenaica Sera-Cobo, 1993).
Elle faisait déjà l’objet d’un suivi par l’association, dans le cadre d’un programme de conservation de l’espèce (2012-2014). Les têtards de cet anoure inféodé aux torrents de l’Ouest des Pyrénées sont inventoriés chaque année sur des sites sélectionnés selon une méthode proche du protocole PopAmphibiens, afin d’étudier l’évolution de leurs effectifs au cours du temps. Au cours de cette étude, leur abondance est estimée au moyen de deux modèles simples à N-mélanges de Royle (l’un prenant en compte la variation de la probabilité de détection de l’espèce au cours du temps λ(.)p(t) ; l’autre, λ(.)p(.), non) et plusieurs variables de site et d’échantillonnage sont relevées dans un but prochain de les intégrer au modèle. Le modèle le plus vraisemblable obtenu est celui prenant en compte les variations de détectabilité en fonction du temps. L’analyse en composantes principales effectuée pour étudier les relations des différentes variables entre elles n’a pas donné de résultats exploitables, mais un test de corrélation de Pearson révèle que les températures de l’hiver précédant la reproduction sont positivement corrélées à l’abondance des têtards. Ces covariables pourront donc être intégrées au modèle ultérieurement pour le rendre plus réaliste. Cette étude ne permet pas pour le moment de tirer des conclusions à propos de l’impact du changement climatique sur la grenouille des Pyrénées, d’autant plus que l’espèce est influencée par un ensemble de facteurs interdépendants, mais chaque année apporte de nouvelles réponses.
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Mise en place d’un protocole standardisé de mesure du pH en milieu marin Ce présent document traite de la mise en place d’un protocole au sein de
l’Observatoire Océanologique de Banyuls-sur-Mer qui fut ma structure d’accueil pour ce stage de fin d’étude. Au sein du Service d’Observation labellisé SOMLIT, une refonte des analyse liées au potentiel hydrogène est en cours. Celle-ci demande donc d’entamer une phase de test avec une méthode d’analyse du pH par spectrophotométrie. Le principe est liée à l’absorbance d’un indicateur coloré, le m-Crésol Purple. Celui-ci est présent sous plusieurs formes acido basique dont chacune d’entre elles possèdent une absorbance qui lui est propre. Ainsi, un ratio effectué sur des absorbance aux longueurs d’ondes bien défini permet d’obtenir une valeur de pH. Cette méthode est bien plus précise que l’analyse potentiométrique effectué de manière routinière au sein des stations SOMLIT. La mise en place de ce protocole a donc été effectuée s’en est suivi une longue phase d’adaptation au contexte du laboratoire. Les premier résultats bien que cohérent pêchent cependant d’un certain manque de précision, ce qui emmène à des interrogations à propos de certains paramètres.
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Etude de la flore des prairies de fauche en fonction des pratiques de gestion agricoles prodiguées aux abords de la RNN du Lac de Remoray La Réserve Naturelle Nationale du Lac de Remoray (RNN) se situe au cœur
d’une zone agricole dédiée à la production de lait. Celui-ci sert à la fabrication de
nom- breux fromages tels que le Comté, Morbier ou encore le Mont D’or.
Cette agriculture s’est modernisée et intensifiée au cours des années pour produire davantage.
La RNN souhaite dans son plan de gestion 2016/2025 mettre en place un protocole
de suivi de la végétation des prairies de fauche dans la Réserve et sur les alentours pour savoir si les différentes méthodes de gestion (amendement : lisier / fumier, pâturage /
fauchage, non intervention : sauf fauche …) ont un impact direct sur la diversité
floristique des prairies. Le protocole IFEP (« Impact de la fertilisation des prairies sur leur biodiversité et sur le transfert du sol au lait ») a été choisi car peu contraignant sur le terrain, il est effectué sur huit prairies de fauche. Les données récoltées permettent d’y réaliser des calculs d’indices de biodiversité (richesse spécifique, indice de similarité de Jaccard, indice de Simpson …) ainsi que des Analyses en Composantes Principales
(ACP) et des Analyses Factorielles des Correspondances (AFC) qui mettent en évi-
dence les similarités ou dissimilarités des prairies et des espèces floristiques.
Les résultats obtenus sont directement dus à la gestion prodiguée sur chacune des prairies.
En conclusion la gestion a un impact direct sur la biodiversité végétale des prairies de
fauche : une prairie trop fertilisée et notamment avec du lisier à une faible richesse
spécifique (moins de vingt espèces) alors qu’au contraire une prairie bien équilibrée
entre apports de matière organique végétale et animale a une richesse spécifique éle-
vée (cinquante espèces minimum).
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Suivi du lézard ocellé sur le littoral aquitain dans le cadre du programme Sentinelles du Climat Le changement climatique est considéré comme l’une des plus grandes menaces pour la biodiversité mondiale. Cependant, les connaissances associées aux réponses de la biodiversité face au changement climatique sont aujourd’hui encore peu acquises. Ce rapport s’inscrit dans le programme Sentinelles du climat, mis en place en 2016 par Cistude Nature, qui vise à comprendre l’effet du changement climatique sur la biodiversité à l’échelle de la Nouvelle-Aquitaine. La menace des perturbations climatiques se montre particulièrement vraie chez les reptiles du fait de leur biologie et de leur écologie liée aux conditions extérieures. La population de Lézard ocellé Timon lepidus (Daudin, 1802) du littoral aquitain a donc été identifiée comme un indicateur principal du changement climatique. L’étude des effets du changement climatique sur cette population de Lézard ocellé se caractérise notamment par l’utilisation de stations météorologiques placées tout le long du littoral aquitain. L’objectif étant d’observer la présence de microclimats susceptibles d’évolués avec la hausse des températures.
Les analyses en lien avec les données météorologiques n’ont pas pu apporter à ce jour de réponses significatives. Toutefois, cette étude à permis d’actualiser à partir de méthodes d’occupation et d’une méthode N-mélange, la répartition et l’abondance du Lézard ocellé le long du littoral aquitain. Malgré une tendance évolutive en baisse (occupation et densité) par rapport aux années précédentes, la responsabilité du changement climatique ne peut être mise en évidence à partir de cette première année de suivi. La poursuite de cette étude sur le long terme est une nécessité.
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Etude de la macrofaune benthique sur l'estran de Guethary et le rocher du Basta à Biarritz et études complémentaires
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Le cortège des Gomphes des grands cours d'eau tempérés : un bio-indicateur des masses d'eau modifiées ? Durant deux mois de stage, j’ai eu l’occasion de prospecter les berges de la Loire,
avec ces méandres de cours d’eau et de bancs de sables qui ne cessent de ce modifier
et d’évoluer au court du temps. Cette Loire même, que l’on dit être le dernier grand
fleuve sauvage de France. Et pourtant après avoir passé du temps à me documenter
sur elle je me demande si elle est si sauvage. Reprenons avec les débuts des
modifications qu’elle a subi. Les Voies Navigables de France (VNF) les premier à
l’avoir modifié pour pouvoir y naviguer.
C’est alors que les ouvrages hydrauliques sont apparus sur son lit, des dhuis, des seuils, des épis, des gués, soit plus de 700 ouvrages des Ponts-de-Cé à Nantes. Et en amont des Ponts-de-Cé, la mise en place d’une levée qui remonte jusqu’à Orléans canalisant la Loire et l’empêchant de se mouvoir naturellement. Cependant ces bancs de sables sont l’habitats de développement de larve de libellules « vraie » et plus spécifique des larves de Gomphes. Une famille de Libellule ou anisoptère et pour deux espèces « Gomphus flavipes » et « Ophiogomphus cecilia » qui la représente sont exclusivement présentes dans le lit de ces grands cours d’eau naturels. C’est pourquoi cet habitat porte un enjeu important et la question vers laquelle j’ai dirigé mon rapport de stage :
Est-ce que les masses d’eau modifiées liées aux modifications de milieux ont un
impact sur le cortège des gomphes ?
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Mise en oeuvre du suivi participatif des hirondelles.
Sensibilisation des habitants aux Hirondelles et évaluation de leurs populations sur le territoire du Parc naturel régional de Lorraine Suite au constat par le Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN) d’une diminution de 40% des effectifs d’Hirondelles ces dix dernières années, le Parc naturel régional de Lorraine (PnrL) a mis en place un suivi participatif intitulé « Pas de printemps sans Hirondelles ». J’ai poursuivi en 2017 la démarche initiée en 2016 en sensibilisant les habitants du territoire à ce déclin via des réunions publiques et des inventaires de nids. Trois espèces sont concernées par le suivi : l’Hirondelle de fenêtre (Delichon urbicum (Linnaeus, 1758)), l’Hirondelle rustique (Hirundo rustica (Linnaeus, 1758)) et le Martinet noir (Apus apus (Linnaeus, 1758)). En 2016, le PnrL a réalisé 11 réunions publiques et ce sont 31 communes du Parc qui ont été inventoriées. En 2017, nous avons mené 13 réunions publiques sur le territoire et accompagné les habitants dans l’inventaire de 13 communes du PnrL sur un total de 27 communes inventoriées. Les données obtenues en 2016 sont valorisées sous forme de cartes et vont permettre à termes un suivi temporel des espèces à l’échelle du
Parc. Il n’y a pour l’instant pas de recul suffisant pour évaluer l’évolution des populations mais des actions sont menées sur le territoire pour protéger et conserver localement les espèces.
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Caractérisation du réseau de mares de la Plaine Maritime Picarde et analyse de sa fonctionnalité La Plaine Maritime Picarde est un territoire composé d’une multitude de zones humides et notamment de mares (environ 4 500). C’est pourquoi, une étude de ces milieux est essentielle afin d’en améliorer la connaissance. À partir de 2017, le Syndicat Mixte Baie de Somme – Grand Littoral Picard mène une étude de la fonctionnalité du réseau de mares à l’échelle des 28 communes du site Ramsar de la Baie de Somme. Pour cela, , une caractérisation des mares est effectuée cette année sur 3 communes : Lanchères, Saigneville et Favières.
À l’issue de cette caractérisation, un système de notation des mares en fonction de leurs caractéristiques et des exigences écologiques du Triton crêté, espèce choisie comme cible, a été mis en place. Afin d’étudier la fonctionnalité du réseau de mares de ces trois communes. Ce système de notation a été fusionné à une cartographie de la Trame Verte et Bleue des trois communes pour identifier les réseaux favorables à l’accueil du Triton crêté.
Enfin, des propositions de restauration et de création de mares afin de reconnecter les différents réseaux ont été formulées. Ce travail devra être mené sur l’ensemble des 28 communes Ramsar afin d’obtenir une vision globale de la fonctionnalité du réseau de mares à l’ échelle de la Plaine Maritime Picarde.
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Elaboration du Plan de Gestion des pelouses à Sérapias en coeur et des milieux naturels associés : Site de Montbartier
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Suivi d’une population d’isards réintroduite sur le massif des Escaliers Dans le but d’accélérer la reconquête de la montagne basque par les isards, 21 individus furent réintroduits au massif des Escaliers de 2014 à 2016. Par cette action, la Fédération des Chasseurs (maître d’ouvrage) espère pouvoir améliorer la diversité de ce massif, dont l’espèce avait disparue.
Afin d’évaluer l’efficacité de cette réintroduction et de suivre l’évolution des effectifs, un suivi IPS est réalisé.
Grâce aux données récoltées via cette méthode de suivi, les résultats s’avèrent concluants. Près de la moitié des individus relâchés se sont implantés sur le massif et s’y reproduisent. Le milieu de moyenne montagne s’avère donc particulièrement propice au développement d’une population d’isards. Toutefois, des mesures restent à prendre conjointement avec les acteurs du territoire afin de pérenniser cette implantation.
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Optimisation des techniques d’inventaire d’Eriogaster catax (Laineuse du prunellier) et de Proserpinus proserpina (Sphinx de l’épilobe) En France, les projets d’aménagement qui risquent d’avoir un impact sur la biodiversité sont encadrés par des études réglementaires. C’est dans ce cadre que les bureaux d’études en environnement sont chargés de faire l’inventaire de la faune et de la flore en accordant une attention particulière aux espèces et aux habitats protégés. Certains taxons ne sont recherchés que ponctuellement et les techniques d’inventaire méritent d’être cadrées. Au bureau d’étude Ecosphère c’est le cas pour 2 papillons hétérocères, Proserpinus proserpina et Eriogaster catax. Des recherches de terrain ainsi que bibliographiques ont été menées afin de mettre au point une méthodologie d’inventaire pour ces deux espèces.
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Le plan de gestion des marais du Born : Un document moteur pour la préservation des espèces et habitats naturels
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La démarche Eviter, Réduire, Compenser intégrée à l’Opération d’Intérêt Métropolitain Bordeaux InnoCampus Extra-rocade
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Influence du changement climatique sur la biodiversité Pyrénéenne en région Aquitaine.
Cas du Lézard de Bonnal Iberolacerta bonnali et du Lézard catalan Podarcis liolepis. La rapidité du réchauffement climatique actuel est préoccupante vis-à-vis de la biodiversité. Pour étudier la réponse de cette dernière face à ce changement, l’association Cistude Nature a lancé le programme Sentinelles du Climat (2016-2021) à l’échelle de la Nouvelle Aquitaine. Ce programme a sélectionné des espèces particulièrement sensibles au réchauffement climatique ; parmi elles, le Lézard de Bonnal (Iberolaceta bonnali) et le Lézard catalan (Podarcis liolepis). La menace des perturbations climatiques se montre particulièrement vraie chez les reptiles du fait de leur biologie et de leur écologie liée aux conditions extérieures. Les individus de ces lézards gris sont recensés chaque année sur des sites d’altitude de la chaine Pyrénéenne, selon une méthode proche du protocole PopReptiles, afin d’étudier l’évolution de leurs aires de répartition au cours du temps. Plusieurs variables de site et d’échantillonnage sont également relevées et afin d’être intégrées comme covariables.
Au cours de cette étude, leur taux d’occupation sur chaque site est estimé au moyen du modèle d’occupation a une saison de Mackenzie et al., qui tient compte l’imperfection de la détection d’une espèce. L’analyse en composantes principales effectuée avec une méthode de corrélation non paramétrique de Spearman pour sélectionner différentes covariables environnementales a permis d’alléger le modèle du Lézard de Bonnal, et d’observer comment est influencée chaque espèce. Les sites disposes en transects ont également dû être découpés en placettes indépendantes et une nouvelle configuration est proposée et testée. Les covariables de site ont été retenue comme plus significatives que les covariables
climatiques dans les modèles d’occupation. Les taux d’occupation des sites sont globalement en hausse de 2017 à 2018, et le Lézard catalan semble avancer sur le site de Mature et le Lézard des murailles est aussi remonté en direction du Lézard de Bonnal sur le site d’Arrious. Cette étude ne permet pas pour le moment de tirer des conclusions à propos de l’impact du réchauffement climatique sur le Lézard de Bonnal ou le Lézard catalan et plus des données climatiques plus précises sont attendues pour la prochaine saison.
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Analyse de la présence de Chiroptères dans le cadre de travaux de rénovation des ouvrages d’art A ce jour en France, trente-quatre espèces de chauves-souris sont recensées. Leurs
populations, bien qu’encore peu connues, font l’objet de nombreuses études scientifiques à l’échelle nationale et internationale. L’état de leur population est en perpétuelle évolution et de nombreuses menaces pèsent sur les espèces : l’urbanisme, l’agriculture intensive, les infrastructures de transports, la rénovation des anciens bâtis, etc. (CEN Midi-Pyrénées, 2013).
Le déclin de nombreuses populations et la méconnaissance de nombreuses espèces de chauves- souris ont valu leur protection nationale par le Code de l’Environnement depuis 1976. La liste des mammifères protégés et les modalités de leur protection sont fixées par l’arrêté du 23 avril 2007.
La protection des Chiroptères passe notamment par la protection de leurs habitats
et de leurs gîtes. En plus des gîtes arboricoles, cavernicoles ou les bâtis, les ponts sont particulièrement appréciés de nombreuses espèces de Chiroptères (ex : les pipistrelles, les murins, etc.) (ARTHUR & LEMAIRE, 2009) (LES SNATS, 2015). C’est pourquoi la Direction Interdépartementale des Routes du Sud-Ouest (DIRSO, ci-après) dont le but est de gérer le réseau routier du Sud-Ouest de la France a lancé un appel d’offre pour respecter la législation en vigueur concernant la protection des chiroptères. Cela a abouti au travail et à la coordination rigoureuse entre le bureau d’études ECOTONE et la DIRSO. Ainsi, dans le but de prendre en compte les Chiroptères dans les travaux d’entretien et de réparation des ouvrages d’art, des inventaires sont menés par ECOTONE depuis quatre ans. Ils sont suivis de réflexions autour des impacts des travaux et sur les mesures de préservation à mettre en place sur chaque ouvrage d’art prospecté. Ils permettent de réduire considérablement les facteurs de menaces liées à la perte d’habitats, à la destruction directe et au dérangement des individus sur l’ensemble du réseau routier (ouvrages d’art) gérés par la DIRSO au niveau du sud-ouest de la France.
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Modèle explicatif et analyse spatiale de la mortalité de la Loutre d’Europe par collision routière dans le Marais poitevin entre 1980 et 2018.
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Mise en place de la méthode Syrph-the-Net sur deux Réserves naturelles régionales Les espaces naturels protégés tels que les Réserves naturelles se doivent d’approfondir les connaissances naturalistes sur leur territoire. Dans ce contexte, une étude sur le peuplement en syrphidae, d’une durée de deux ans, est mise en place par le Conservatoire d’espaces naturels de Franche-Comté sur les trois Réserves naturelles régionales (RNR) dont il assure la gestion.
Le présent rapport développe la mise en place de la méthode Syrph-the-Net et les résultats obtenus lors de cette première année d’étude sur les Réserves naturelles régionales du Vallon de Fontenelay et de la Tourbière de la Grande Pile, situées dans le département de la Haute-Saône (70). L’échantillonnage par tentes Malaise se déroule d’avril à fin septembre ou octobre, selon la saison, à raison de deux pièges par Réserve naturelle. Après comparaison des espèces de syrphes observées à une liste d’espèces prédites selon les habitats présents dans chaque site, il est possible de distinguer trois guildes : les espèces « au rendez-vous » (prédites et observées), celles manquantes (prédites mais non observées) et les inattendues (observées mais non prédites). L’analyse de ces différentes catégories permet de mettre en évidence les habitats ne remplissant pas leur fonction de réservoir de biodiversité et l’origine des éventuels dysfonctionnements constatés. D’après les premiers résultats obtenus avec les données récoltées d’avril à début août 2018, l’intégrité écologique des deux Réserves naturelles (32%), est considérée comme faible. A l’échelle des macro-habitats, les milieux forestiers semblent jeunes, manquant de vieux arbres et leur intégrité écologique est moyenne à faible. Les milieux ouverts sont en bon état pour la Réserve du Vallon de Fontenelay contrairement à ceux de la Tourbière de la Grande Pile. Enfin, les milieux tourbeux ont une intégrité écologique moyenne pour le bas-marais du Vallon de Fontenelay, en partie à cause de sa petite surface et une intégrité écologique faible pour la Réserve naturelle régionale de la Tourbière de la Grande Pile, possiblement due à une eutrophisation du milieu. La seconde année de piégeage permettra de confirmer ou infirmer ces hypothèses. Il serait également intéressant de vérifier la pertinence, ou non, d’encoder les habitats ayant un faible recouvrement surfacique qui entraînent la sous-estimation de l’intégrité écologique globale de chaque site.
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Phénologie des naissances chez le mouflon (Ovis gmelini musimon x Ovis sp.) de la Réserve Nationale de Chasse et de Faune Sauvage du Caroux – Espinouse. La phénologie des naissances est un élément important pour la survie des grands herbivores puisqu’elle conditionne la survie de la descendance, donc la dynamique des populations. La date moyenne des naissances de 2001 à 2016, calculée pour le mouflon méditerranéen (Ovis gmelini musimon x Ovis sp.) sur la Réserve de Chasse et de Faune Sauvage du Caroux-Espinouse (Herault), montre une variation de la date des naissances d’année en année. Ainsi, différentes variables environnementales ont été testées afin de comprendre quels sont les mécanismes qui régissent les dates de parturition chez le mouflon. La sécheresse de l’été précédent les naissances, influe de façon significative sur la condition physique des femelles donc sur les dates de mise bas au printemps suivant. Cependant, les dates de début d’automne l’année précédent les naissances, et de début du printemps l’année des naissances, n’auraient pas d’impact sur les mises bas. Ces résultats permettront de prédire l’arrivée des naissances en fonction des facteurs environnementaux, et ainsi développer des mesures de gestion adaptées.
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Elaboration d’un protocole expérimental de capture, d’anesthésie et de marquage pour le suivi télémétrique de la Raie Brunette Raja undulata Classée espèce en voie d’extinction par l’UICN depuis 2009, la Raie Brunette Raja undulata est une espèce dont l’écologie et la densité restent cependant mal connues. Dans le but de pallier à ce manque de connaissances, une équipe du Muséum National d’Histoire Naturelle, basée au sein du Centre de Recherche et d’Enseignement sur les Systèmes Côtiers à Dinard a décidé de conduire un suivi télémétrique de l’espèce au sein de l’estuaire de la Rance, en Ille-et-Vilaine (France). Afin que la mise en place de ce suivi se déroule de manière efficace tout en respectant le bien-être animal, des essais préliminaires devaient être réalisés pour développer et définir les méthodes à utiliser pour les différentes phases du projet : la capture, l’anesthésie et le marquage des individus.
Sept individus ont donc été prélevés au sein de l’estuaire de la Rance afin d’observer les effets de la pêche sur leur état de santé, de réaliser des essais d’anesthésie à différentes concentrations de benzocaïne et enfin d’étudier différentes méthodes de marquage.
La méthode de capture utilisée, la pêche au chalut, s’est révélée efficace et sans dommages pour les individus. L’anesthésie à l’aide de benzocaïne à 45 mg/L a permis
d’atteindre un état d’anesthésie satisfaisant en moins de 10 minutes pour l’ensemble des individus. Enfin, le marquage effectué à l’aide d’émetteurs acoustiques LP13 Thelmabiotel fixés grâce à des disques de Peterson et de disques de néoprène s’est montré viable et respectueux du bien-être animal pour effectuer le suivi télémétrique.
Les individus ont finalement été relâchés dans l’estuaire équipés d’émetteurs acoustiques pour débuter le suivi télémétrique à l’été 2018.
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Programme de recherche sur la Perdrix rouge. Dynamique des populations de Perdrix rouges sur Montagnac (Gard). Evaluation de la survie et de la participation à la reproduction de différents lots d'oiseaux conditionnés et sauvages en nature. Le suivi de la perdrix rouge par l’IMPCF est initié en 2014 avec le programme « Programme Perdrix Rouge Habitats Prédations ». Un lot dit « éduqué » soumis en élevage à des tests répétés à différents âges et un autre dit « traditionnel » élevé en présence de l’homme sont lâchés.
Le premier objectif du programme est de comparer en nature la survie, la dispersion
et l’occupation des milieux des deux lots de perdrix rouges en utilisant le marquage et le suivi par radiopistage.
Dans la continuité de ce programme, l’étude de 2018 a concerné la comparaison des taux de survie et de participation à la reproduction de perdrix rouges « sauvage » et « issues de lâchers antérieurs » provenant d’un élevage différent (élevage « Mille ») de celui utilisé depuis 2014 sur la commune de Montagnac (30350).
Suite à un lâcher massif de repeuplement en été 2017 (N = 410), 60 perdrix sont capturées et équipées, 22 couples sont estimés présents sur le territoire de Montagnac par la méthode IKAPRV. Un suivi télémétrique est réalisé et les résultats donnent une survie presque identique des «sauvages » et des « éduqués ».
Sur les 17 nids comptabilisés, 12 sont réalisés par des individus « éduqués » soit 70%, 4 par des individus « sauvages » soit 24% et 1 par un individu « traditionnels » soit 6%. 5 nids sont victimes de prédation avant l’éclosion soit 29%. Les résultats obtenus en IKA nocturne permettent de confirmer la nécessité de réguler certaines espèces (chat, sanglier) portant atteinte à la reproduction de la perdrix rouge et donc à son état de conservation sur Montagnac. En effet, malgré une participation à la reproduction meilleure que les autres années, la survie des jeunes en milieu naturel reste alarmante.
Institut Méditerranéen du Patrimoine Cynégétique et
Faunistique (IMPCF)
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Suivi de la nidification de l'Huîtrier pie et du Gravelot à collier interrompu au sein de la Réserve Naturelle Nationale du Banc d'Arguin.
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Estimation de la densité de blaireaux européens (Meles meles) dans la région de Thiviers en Dordogne
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Rhinella castaneotica : caractérisation de l'espèce par le suivi
d’une population insulaire Le manque de connaissance sur les amphibiens, notamment en milieu tropical, est aujourd’hui un problème face au déclin massif et global des effectifs de nombreuses espèces. L’une des techniques les plus efficaces et les plus fiables pour récolter des informations sur l’écologie d’une espèce est le radiotracking, technique de suivi dorénavant utilisable pour des espèces de petite taille. Une population de crapaud feuille, Rhinella castaneotica, occupe une île, en face de la station scientifique de recherche des Nouragues, en Guyane française. Un protocole de Capture-Marquage-Recapture a été mis en place afin d’estimer l’effectif et la densité de cette population insulaire. Afin de pallier au manque de connaissance relative à cette espèce, un suivi par radiotracking et harmonic direction finding a été réalisé dans le but de connaître la surface des domaines vitaux de cette espèce ainsi que l’utilisation qu’elle a de son habitat par l’analyse de ses déplacements. Au cours de ces deux protocoles, de nombreuses informations relatives au poids et à la taille ont pu être récoltées puis analysées. Cette étude a permis caractériser cette population et de mettre en évidence des différences selon le sexe, qu’elles soient comportementales, physiques ou encore que ces différences influent sur l’utilisation de l’espace, grâce à l’utilisation d’outils statistiques et cartographiques. Dans le cadre des recherches menées sur l’espèce phare Allobates femoralis, dendrobate introduite expérimentalement sur l’île d’étude, Rhinella castaneotica sera encore étudiée notamment pour ces interactions interspécifiques avec la grenouille A. femoralis. Ce projet pourra servir de support pour ces futures expérimentations et répondre à de nouvelles questions déjà soulevées par cette étude.
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Suivi de gestion et évolution faunistique et floristique de lisières forestières restaurées. Des lisières de plusieurs Espaces Naturels Sensibles du Pas-de-Calais ont été restaurées en 2012-2013 par le syndicat mixte Eden 62 afin de créer des lisières étagées dans le but d’augmenter la biodiversité de ces sites. Après un premier suivi effectué en 2015, un nouveau recensement faunistique et floristique a été réalisé afin d’évaluer l’évolution de l’étagement et de la biodiversité de 8 lisières, mais aussi pour émettre si besoin de nouvelles propositions de gestion.
Les observations de terrain sur ces 8 lisières restaurées, ont permis de mettre en évidence une évolution positive de l’étagement des lisières sur un tiers des transects seulement. Les inventaires faunistiques et floristiques ont montré une augmentation importante depuis 2015 de la biodiversité des plantes ligneuses et des lépidoptères alors que celle des plantes herbacées et des odonates semble stable. Des analyses uni- et multivariées ont permis de montrer que la faune et la flore des différentes lisières ont fortement évolué entre 2015 et 2018, et que cette évolution a été différente d’un site à l’autre. L’étagement de la majorité des lisières ne correspondant pas aux attentes lors des travaux de restauration de 2012-2013, il semble nécessaire d’apporter des améliorations au niveau de la gestion des lisières en s’inspirant de celles avec un bon étagement et en réalisant éventuellement de nouvelles coupes appropriées d’arbres pour casser la linéarité des lisières. Différentes opérations d’entretien régulier semblent également indispensables comme la lutte contre le développement important des ronces, ou la surveillance des espèces invasives.
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Quel est l’impact de l’urbanisation sur la reproduction des mésanges charbonnières (Parus major) ? La Ville de Niort accorde une place prépondérante à la biodiversité. Un suivi de population des mésanges qui peuple les divers sites de Niort a été effectué du mois de mars au mois de juillet 2018. Une cartographie précise des habitats a été réalisée autour des 98 nichoirs (nuisance sonore, utilisation du sol), afin de voir quel est l’impact de l’urbanisation sur la reproduction des mésanges charbonnières. Il s’est avéré que les différents stades de reproduction sont impactés par plusieurs facteurs. Les nichoirs avec un indice de nuisance sonore faible semblent légèrement plus occupés que ceux avec un indice de nuisance fort. De plus, lorsqu’il y a plus de verdure et moins de voiries, les mésanges pondent plus tôt dans l’année. Il semblerait également que plus l'habitat est artificiel, plus les tailles de ponte sont petites. Pour y remédier, l’implantation de nouvelles zones vertes, en suivant le modèle des opérations déjà réalisées (exemple : remplacement d’un parking par un parc végétalisé) par la ville favoriserait le succès reproducteur. De plus, des mesures telles que la limitation de vitesse ou la pose de ralentisseurs afin de diminuer le niveau sonore pourraient favoriser l’installation des mésanges charbonnières dans des sites pour le moment trop bruyants.
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Etat des lieux du patrimoine naturel des marais communaux de Camon (Vallée de la Somme) Les marais tourbeux alcalins situés sur la commune de Camon sont marqués par les usages anciens et actuels. Aujourd’hui de nombreux usagers se partagent les marais communaux de Camon (chasse, pêche, récréation, pâturage, peupleraies). Le Conservatoire d’Espaces Naturels s’y intéresse dans le cadre de sa gestion de sites le long de la Vallée de la Somme.
En accord avec la mairie, un état des lieux a été réalisé en 2018 par le biais de prospections naturalistes. Les amphibiens, les oiseaux, les odonates, la flore ainsi que les végétations ont fait l’objet d’inventaires. Les données récoltées ont ensuite pu être traitées afin de comprendre le fonctionnement de ce site. Malgré de nombreux étangs, les marais de Camon abritent un nombre d’espèces animales patrimoniales limité. Peu d’oiseaux d’eau nichent et les cortèges d’amphibiens et odonates sont appauvris.
Les berges inhospitalières ainsi que le manque de petites pièces d’eau non poissonneuses pourraient expliquer ce phénomène. En ce qui concerne la flore, de nombreuses espèces patrimoniales ont été inventoriées. Toutefois, la taille réduite des stations, parfois limitées à un seul individu, montrent que ces espèces risquent de disparaitre si rien n’est fait, notamment contre l’embroussaillement et les espèces envahissantes dont les stations sont parfois très étendues. Les végétations sont assez diversifiées. Toutefois des dynamiques d’envasement, de mégaphorbiaie et d’embroussaillement ainsi que la colonisation par les espèces envahissantes traduisent un
certain degré de dégradation des milieux. Les interventions humaines successives comme le creusement des étangs, la construction de routes ou la connexion des étangs avec la Somme ont profondément modifié la physionomie du marais. Néanmoins, malgré ces constats pessimistes, la présence de nombreuses espèces et végétations à valeur patrimoniale
montrent les potentialités de ce site. Avec un renforcement des pratiques actuelles de pâturage et de fauche ainsi que des aménagements hydrologiques, les marais communaux de Camon pourraient devenir un site privilégié pour l’accueil durable d’une faune et d’une flore patrimoniaux diversifiés.
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Suivi de l'état de conservation des pelouses sèches du site de Pierre Aiguille
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Impact de la restauration de la continuité piscicole dans le bassin versant de la Bave
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Conservation des boisements à forte naturalité et des espèces qu’ils accueillent au sein du site Natura 2000 des Barthes de l’Adour. Au Sud du département des Landes, le site Natura 2000 des Barthes de l’Adour possède des boisements à forte naturalité dont certains sont reconnus comme d’intérêt européen.
Ils sont aussi un support d’accueil pour de nombreuses espèces d’intérêt com-munautaire. Ces habitats sont de plus en plus vulnérables. Afin de les conserver et/ou de les restaurer, Natura 2000 dispose de plusieurs outils, dont les contrats Natura 2000.
Cette présente étude tente de mettre en place trois contrats F12i « Dispositif favorisant le bois sénescent » sur les communes de Préchacq les bains (40), St Laurent-de-Gosse (40) et Orist (40). Pour cela, des diagnostics préalables aux contrats ont été rédigés sur chacune des zones à contractualiser. Des protocoles ont été mis en place pour l’identification des arbres sénescents, les rapaces diurnes, les pics et la Cistude d’Europe. Les cortèges d’espèces retrouvés sur les sites, le travail de cartographie et le respect des critères d’éligibilité ont permis de justifier leurs mises en contrat. Ils doivent ensuite être validés par les services de l’Etat et l’Europe, les protégeant ainsi de toute activité sylvicole pendant 30 ans.
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Suivi de la reproduction et protocole de protection du Courlis cendré (Numenius arquata) et du vanneau huppé (Vanellus vanellus) sur le site Natura 2000 du bassin du Drugeon Une régression globale des populations nicheuses de Courlis cendré (Numenius arquata) et de Vanneau huppé (Vanellus vanellus) est constatée en Franche-Comté depuis les années 1980-1990. Le site du Bassin du Drugeon situé dans le Département du Doubs (25) n’échappe pas à la tendance générale avec une diminution de 80% sur la population de Vanneau huppé et de 43% sur la population de Courlis cendré entre 1994 et 2011. Le Syndicat Mixte Haut-Doubs Haute-Loue a décidé de réagir en 2011 avec la mise en place un protocole de protection rapproché des nids pour lutter contre la prédation terrestre, basé sur des études allemande et suisse. Même si la population de Vanneau semble se stabiliser depuis 2011 avec 18 couples en 2019, le protocole ne semble pas en être la raison. La population de Courlis cendré continue de décroitre linéairement passent de 17 à 14 couples entre 2011 et 2019. La régression observée entre 1994 et 2011 semble être due à de multiples facteurs comme la prédation, le dérangement, la mortalité directe liée à l’agriculture intensive.
Cependant la dégradation des sites de reproduction et la mauvaise qualité (ressource nutritionnelle, pollution …) de ces milieux serait la principale source de nuisance expliquant la réduction des populations nicheuse de Courlis cendré et de Vanneau huppé.
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L’influence des facteurs environnementaux sur la répartition de Lissotriton vulgaris en Vallée de la Loire
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La condition physique des adultes chez Poecile atricapillus et Poecile hudsonicus au cours de la saison de reproduction. De quelle manière la condition des adultes est-elle reliée à l’effort de reproduction et au succès reproducteur ?
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Le Lézard ocellé, une sentinelle du climat : occupation et détectabilité de l’espèce en millieu dunaire face aux changements climatiques Les effets du changement climatique se font de plus en plus ressentir. Les prévisions obtenues par différents organismes (GIEC, BRGM) démontrent une réelle modification des paramètres environnementaux et du paysage. La biodiversité est aujourd’hui très vulnérable, le couplage des activités anthropiques dérangeantes (urbanisation, agriculture intensive, industrialisation, déforestation, etc.) et de la modification climatique planétaire la menacent très fortement. Actuellement la réponse de la biodiversité face à ce dérèglement est encore très peu connue. Ce rapport s’intègre dans le cadre du programme « Sentinelle du Climat », réalisé par Cistude Nature (association de protection de la nature) sur la période 2016-2021. Il tente de répondre à une hypothèse de recherche « les effets du changement climatique sur la biodiversité peuvent être étudiés à partir d’indicateurs, utilisant des espèces ou groupes d’espèces spécialistes qui ont des capacités de déplacements faibles et d’évolutions lentes » (Mallard,2016).
Chaque suivi fait l’objet d’une espèce ou d’un groupe d’espèce indicateurs du milieu ciblé, ces espèces sont appelées sentinelles. L’objectif est de pouvoir prédire les adaptations de la biodiversité à l’échelle de la Nouvelle Aquitaine.
Ce rapport traite du suivi du Lézard ocellé, espèce sentinelle du milieu dunaire de la côte atlantique. L’espèce a été choisie car comme tout reptile, il s’agit d’une espèce ectotherme qui dépend des facteurs climatiques pour maintenir son activité biologique. D’autre part, les reptiles ont une faible capacité de dispersion et représentent donc de bons modèles quant au seuil d’acceptation de modification abiotique. Le suivi 2019 marque l’arrivé à mi- chemin du programme. Le contenu de cet écrit sera donc basé sur les différents constats perçus au cours des trois premières années de suivis, de 2017 à 2019. Pour cela des cartes de répartition de l’espèce seront comparées afin d’observer les déplacements des noyaux de populations. Afin de connaître la probabilité d’occupation, la création de modèles d’occupation à une saison et à multi saisons seront réalisés par le modèle Mackenzie. Un travail sur les optimums de détection sera présenté suite aux analyses statistiques visant à corréler les observations effectuées avec les facteurs climatiques prélevés sur le terrain. Ces analyses permettront de faire ressortir des tendances sur les préférences de l’espèce dans différents contextes météorologiques.
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Etude de la dynamique spatio-temporelle de la distribution des sites de nidification sur Saint-Pons-de-Mauchiens (34) Le Faucon crécerellette est une espèce migratrice et phylopatrique,
qui revient en France pour la période de reproduction. Elle a besoin des structures urbaines pour nicher, plus particulièrement les maisons anciennes puisqu’elle installe son nid sous les tuiles de gouttières ouverte. Elle bénéficie de plusieurs statuts législatifs, et de programme de conservation qui sont mentionnées en introduction.
Dans cette étude j’ai cherché à tester la dynamique de la distribution des sites de nidifications entre 2010 et 2019. Pour cela les nids de 2019 ont été cartographiés et sectorisés pour la suite des analyses.
Dans un second temps l’objectif était de pouvoir comprendre les causes de cette dynamique. On s’est aperçu que les Faucons crécerellettes s’installaient préférentiellement sur un certain type d’habitat.
Sur Saint-Pons de- Mauchiens les Faucons crécerellettes ont tendance
à s’installer sur les bâtisses les plus hautes. Il a été étudié dans ces recherches le niveau d’agglomération des couples nicheurs au sein de village. D’après les analyses il apparait que les sites de nidification de 2019 aient tendances à être agglomérés, notamment au centre Est du village. L’orientation des nids a également été étudié sans montrer de résultats pertinents. Le nombre de l’échantillon semble trop faible par rapport au nombre de modalités possibles (huit points cardinaux).
Ainsi l’ensemble de l’étude peut servir à comprendre certaines causes de la dynamique
dans la distribution des sites de nidification.
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Etude de la dynamique de recolonisation du PNR des Pyrénées Catalanes par la Loutre d’Europe, Lutra lutra.
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Mesure de l’impact des pratiques agricoles sur les populations de carabiques (Carabidae) : comparaison de différentes exploitations en agriculture biologique
inspirées de la permaculture.
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Préservation de la petite faune urbaine du Seignanx Au sein des communes du territoire du Seignanx subsiste une faune ordinaire qui vit au plus près de l’Homme mais qui souffre de la pression urbaine et de la transition énergétique.
Les menaces qui pèsent sur ces espèces ont fait l’objet d’un programme de préservation dans le cadre du label TEPCV que porte la communauté de communes du Seignanx.
Le recensement de 6 espèces et groupes d’espèces cibles a été nécessaire pour pouvoir mieux décider des actions à mener. Des prospections ont été organisées et ont permis d’avoir une répartition des populations et des zones de reproduction sensibles (nids, colonies de parturition, zones de pontes, gîte de repos) sur l’ensemble des 8 communes. Les données collectées ont été restituées sous forme de cartes mais des statistiques descriptives ont été établies pour rendre compte de ces populations. Dans le cas de l’Alyte accoucheur, l’étude a été plus poussée en faisant des statistiques permettant de déterminer qu’aucune caractéristique n’induirait la présence de cette espèce dans les points d’eau en gestion communale. Les résultats sont par la suite communiqués aux communes pour pouvoir les alerter et travailler ensemble pour mieux préserver la petite faune urbaine. Cependant, avec ce projet il a été remarqué qu’il serait d’autant plus intéressant et important d’agir également sur la conservation des habitats naturels des espèces.
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Suivi et cartographie des plantes patrimoniales et invasives sur l'écozone du Forez L’Ecozone du Forez, située sur les rives de la Loire et gérée par FNE Loire (France Nature Environnement Loire), est un site naturel majeur de la plaine du Forez. Elle abrite en effet une grande diversité de milieux, liés pour la plupart à la présence du fleuve, apportant une flore et une faune variée. La proximité de la Loire est cependant un facteur important dans la dissémination des espèces invasives, elles aussi très présentes sur l’Ecozone.
Ainsi, dans le cadre de la politique de conservation des espèces et des milieux mise en place depuis la création du site, cette étude a porté sur le recensement et la cartographie des stations de plantes patrimoniales et invasives. Pour cela, après un état des lieux et une mise à jour des connaissances servant de base à la mise en place des inventaires, une importante phase de terrain a été effectuée sur la période d’avril à août. Les données ont ensuite été traitées et comparées aux années
précédentes afin de mettre en avant la situation des espèces concernées ainsi que leur évolution sur l’ensemble du site d’étude.
L’analyse a ainsi montré une importante fluctuation des effectifs de plantes patrimoniales au cours des années. Une augmentation du nombre de stations a été observée par rapport à 2017 pour la plupart des espèces mais est à nuancer par une diminution de la surface occupée.
L’Ecozone se trouve fortement touchée par les plantes exotiques envahissantes, avec également une augmentation du nombre de stations recensées.
Cette étude a ainsi montré l’importance et l’efficacité de la gestion menée concernant ces espèces, qui est à développer pour certaines espèces et à poursuivre dans les années à venir afin de maintenir cette diversité de milieux favorable à la flore patrimoniale.
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Caractérisation de l'avifaune dans les vergers du territoire de pays de Montbéliard agglomération (25) Le verger, une culture exercée dans le monde entier, n’est que très peu étudié pour ses éventuels services écologiques.
Pourtant, à mi-chemin entre un milieu ouvert et la forêt, le verger fourni de nombreux habitats et de nombreuses ressources pour les espèces qui le fréquentent. Il en vient à se demander si cette arboriculture ne constituerait pas un habitat à part entière aux nombreuses qualités écologiques. Afin de répondre à cette question, cette étude,
menée par l’association Vergers Vivants, effectue une comparaison de l’avifaune présente au sein de différents habitats. Des prospections sur tout le territoire de Pays de Montbéliard Agglomération sont également réalisée au sein de différents vergers ayant leurs propres caractéristiques, afin de montrer si l’avifaune diffèrent selon les caractéristiques d’un verger. Les inventaires ont montré qu’il existe bel et bien un habitat « verger », du moins pour l’avifaune, certaines espèces étant inféodées (spécialiste) à ce milieu. Certaines de ces espèces représentant des enjeux fort de conservation, il est primordial de réaliser d’autres inventaires sur les autres taxons dans les vergers, afin de mettre en évidence l’intérêt écologique de ces derniers, et de prendre les mesures de protection et de conservation nécessaires pour ces milieux.
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Diagnostic du lit et des berges du Gabas : description, analyse et propositions de gestion Mandaté par le syndicat des bassins versants du Gabas, du Louts et du Bahus (SGLB)
souhaitant obtenir un état des lieux du nouveau territoire à sa charge, dans le but d’en mener une gestion optimale, le bureau d’étude SEGI a pour mission d’établir un Plan Pluriannuel de Gestion à l’issue de son étude menée en 2020.
Basé sur la méthodologie Réseau d’évaluation d’habitats (REH), ce rapport établit le diagnostic de l’état de 3 tronçons du Gabas et le compare aux objectifs fixés par la Directive Cadre sur l’Eau (DCE). D’après cette analyse, aucun de ces 3 tronçons n’atteint ces objectifs, mais certains s’en approchent.
Parmi les altérations les plus importantes mises en avant par la méthode, l’encombrement du lit par des embâcles et le déficit en zones humides à proximité du cours d’eau font l’objet de propositions d’actions et d’interventions pouvant être intégrées au futur plan de gestion.